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jeudi 22 janvier 2026

Extrait du livre « Échos de l'étrange » de Patrick Vuargnoz-Dumont, à paraître sur Amazon :

 

Le vieillard s’avança lentement vers le centre du cercle que formaient les tribus rassemblées. Sa voix, grave et posée, s’éleva :

« Il circule bien des rumeurs à propos de ces survivalistes qui errent dans les montagnes et de la peur qu’ils inspirent. Mais souvenez-vous : la peur est salutaire. Elle n’est pas notre ennemie — elle veille sur nous, comme une sentinelle invisible, car elle nous avertit du danger. Le feu est un danger. La chute dans le vide est un danger. La noyade est un danger. Enseigner la peur à quelqu’un, c’est lui enseigner à vivre.

Dans l’ancien monde, autrefois, les parents — ceux qui formaient les enfants en ce temps-là — ne leur apprenaient pas seulement à reconnaître la peur comme protectrice. Ils leur inculquaient aussi l’idée qu’elle était une menace. C’était là un renversement complet : ce qui protège ne saurait être ce qui menace. Et c’est pourquoi ce monde s’est effondré.

Oui, ce monde a disparu, parce que les enfants ne regardaient plus le monde avec leurs propres yeux. Ils le voyaient à travers ceux de leurs parents. Ils percevaient non pas ce qu’ils vivaient, mais ce qu’on leur avait appris à voir. Leur expérience immédiate était faussée par une représentation étrangère, et les peurs qu’ils portaient n’étaient qu’imaginaires.

La chose qui nous effraie le plus, c’est souvent celle-là même : vivre notre propre vie. Décider, par nous-mêmes, de la vie que nous voulons mener. Comprendre que nul ne peut savoir à notre place ce qui est bon ou mauvais pour nous.

Alors, quel sera votre choix ? Renoncerez-vous à ce que vous désirez le plus au monde, ou l’accepterez-vous, en affrontant le danger qui l’accompagne ? Ce qui fait vibrer notre désir, c’est justement l’inconnu.

Lorsque viendra l’heure du choix, méditez bien cela : choisir une tribu, c’est toujours sauter dans l’inconnu. Marcher dans ce monde, c’est toujours avancer vers l’inconnu. Et vivre — vivre vraiment — c’est arpenter sans relâche l’infini territoire de l’inconnu. »

samedi 20 mars 2021

Roman de Pierre Korab « Quand l'aube renaîtra »...

 

Pierre Korab nous emmène sur les chemins de l’amour, tous différents, où l’acuité des sentiments est portée au firmament du talent littéraire et humain. La richesse des comportements humains, les contradictions sources d’intrigues captivantes, la simplicité du cœur face au matérialisme, la beauté de la vie malgré toutes les épreuves nées des choix et des non-choix, participent à emporter le lecteur dans des palpitations de bonheur et, parfois, de regrets. L’un des meilleurs romans de Pierre Korab...

dimanche 24 janvier 2021

https://amzn.eu/hMXzueo

 

 « Toute la société se sentit basculer dans une longue nuit sombre, au bout de laquelle s’agitait toujours le même chantage régressif aux lumières de Noël. En même temps qu’on s’en prenait systématiquement aux plus jeunes, l’infantilisation régnait jusqu’à l’humiliation. »

Tracts (N° 23) – « De la démocratie en Pandémie : Santé, recherche, éducation » de Barbara Stiegler

jeudi 21 janvier 2021

Et l'amour ?!...

  « Il devint ainsi « légal » d’empêcher un malade du cancer en fin de vie de voir une dernière fois ses amis, d’isoler des patients en dépression ou des vieillards en EHPAD de tout contact humain, de refuser à un mourant d’embrasser ses proches avant le trépas, d’obliger une parturiente à traverser les douleurs de l’accouchement en s’étouffant avec son masque, de renvoyer des enfants battus chez leurs parents maltraitants. »

« De la démocratie en Pandémie : Santé, recherche, éducation » de Barbara Stiegler

https://amzn.eu/1mP7tpK

mardi 8 septembre 2020

Nouveau livre « Chronique d'un Confinement - Covid 19 »...

Bonjour,

Le livre de Patrick Vuargnoz-Dumont et Gerard Nazunov, intitulé « Chronique d'un Confinement - Covid 19 », écrit à quatre mains, sorti au mois d'août, est maintenant disponible à la vente sur les différents sites d'Amazon.

Cette missive est une invitation à acheter leur livre, au format broché ou e-book. Voici les liens directs pour la France :


Ce témoignage offre de mieux connaître les auteurs au travers de leurs réflexions, de leurs impressions et de leurs commentaires.

Merci…

jeudi 14 mai 2020

Ce que l’on croit agit sur notre cerveau…


Quels sont les pouvoirs de l’esprit sur le corps ? C’est à cette question passionnante que répond le livre de Patrick Clervoy Ce médecin psychiatre, professeur agrégé du Val-de-Grâce, qui fut engagé sur plusieurs théâtres d’opérations militaires, est un spécialiste des phénomènes de traumatisme psychique. De la part de mystère propre à la guérison, à l’actualité brûlante du Covid-19 et du stress qu’il génère, il décrypte pour nous la magie des liens psychosomatiques. Un entretien qui a de l’esprit... et du corps !

En préambule de votre livre, vous écrivez, à propos des mystères de la guérison : « On voit des personnes en bonne santé, sur l’instant d’une forte émotion, déclencher une détresse respiratoire qui met leur vie en danger. » La peur virale associée au Covid-19, attisée par les annonces et les informations à tout-va, ne serait-elle pas capable de provoquer une détresse respiratoire ?

En tout cas, il est clair que les émotions intenses peuvent déclencher une mort subite. Parmi les phénomènes (re)connus, vous avez, par exemple, le syndrome de  Takotsubo, dit « du cœur brisé » J’ai ainsi une patiente, en bonne santé physique, dont le mari vient de lui annoncer qu’il veut divorcer ; elle fait une détresse cardiaque brutale. Cette patiente a survécu mais a passé quinze jours en soins intensifs. Il faut savoir que nous n’avons pas, à ce jour, la capacité de dépister si quelqu’un a une fragilité ou pas, ni de comprendre à ce moment-là ce qui se produit... Il y a des maladies pour lesquelles on a très nettement identifié le terrain somatique – c’est-à-dire que notre nature de corps nous rend éligibles à faire tel problème de santé plus que d’autres. Mais là, on ne l’a pas. Autrement dit, même les gens les plus costauds du monde peuvent subir cet effet de surprise d’une défaillance organique provoquée, tout à coup, par un phénomène psychosomatique.


Dans votre livre, vous évoquez ces défaillances subites, nombreuses en temps de guerre – sujet qui vous est familier pour avoir été médecin militaire, engagé sur des terrains de conflit (ex-Yougoslavie, Afghanistan...). Qu’en est-il ?

Oui, ces phénomènes ont été clairement établis et démontrés par la médecine de guerre. On a ainsi très bien identifié que dans les villes assiégées, il y a des morts par hémorragie digestive brutale. C’est-à-dire que les gens font un ulcère de stress - pour rappel, un ulcère est une nécrose du tissu qui tapisse la paroi digestive (ou n’importe quelle muqueuse). L’ulcère digestif, dans ce cas, est d’apparition brutale ; il se constitue en 24 ou 48 heures. Il ronge tellement la paroi abdominale qu’il va atteindre le tissu artériel. Il vient donc ouvrir une artère, et le sang jaillit dans le tube digestif – c’est une hémorragie interne et la mort intervient en quelques heures. Autre exemple, pendant la Seconde Guerre mondiale, lors du siège de Stalingrad, on a décrit chez des soldats allemands, jeunes et en bonne santé, une épidémie de décès par infarctus  du myocarde ; à l’autopsie leurs artères coronaires étaient saines.


Vous décrivez également l’effet délétère du stress, notamment à travers le phénomène du karōshi, bien connu au Japon, en lien avec un surmenage et une pression trop intense souvent associés au travail, provoquant une mort subite pas arrêt cardiaque, AVC, mais aussi par suicide...

C’est la même chose ! Je travaille beaucoup autour du phénomène de stress. Le stress est un état d’alarme intense de l’organisme face à une agression à laquelle on n’est pas préparé et à laquelle on se retrouve exposé trop longtemps. Par toute une série de neurotransmetteurs (adrénaline, noradrénaline...), ce stress va perturber des équilibres, notamment au niveau des surrénales et du cycle du cortisol. Donc, pour sauver ces gens-là, il faut leur donner massivement du cortisol. Cela affecte aussi le système dopaminergique ; la dopamine est l’ultime remède pour essayer de faire repartir le cœur épuisé. Le stress va déclencher plusieurs phénomènes, dont un effondrement du système immunitaire. Je vous partage une chose qui me révolte. J’ai pris en charge des militaires ayant mené des opérations de guerre ou des missions de maintien de la paix. En ex-Yougoslavie, ils étaient, eux-mêmes, pris au piège d’une ville assiégée : les Casques bleus n’ont pas le droit de riposter à un tir ennemi (il faut demander la permission à l’ONU), mais l’ennemi ne se gêne pas pour tirer. Il a ainsi été décrit une surmortalité des Casques bleus par suicide, mais aussi par infections psychosomatiques. Or, un Casque bleu qui a assisté impuissant, à Sarajevo, aux bombardements et a été, lui-même, menacé par l’ennemi, s’il a déclenché un ulcère de stress, eh bien, il n’est plus pensionné aujourd’hui, parce qu’on dira qu’il a fait une infection par Helicobacter Pylori (bactérie responsable) ! Sauf que cette infection est venue d’un effondrement des défenses immunitaires, qui n’est rien d’autre que l’effet d’un exposition prolongée à un stress violent.


Vous avez dit un mot-clé : il assiste « impuissant ». Ce qui me frappe avec le Covid-19, c’est qu’à travers ce confinement imposé, on nous a contraints à une forme d’impuissance, un figement dont on sait, études à l’appui, qu’il peut rendre malade...

En tout cas, c’est mettre du mal sur le mal. Il suffit de se remémorer le film Mon oncle d’Amérique, réalisé par Alain Resnais, dans lequel le professeur Henri Laborit (que j’ai bien connu) met en parallèle ses expériences sur les rats, avec ce que les personnes peuvent vivre en société, et notamment les effets délétères de l’inhibition de l’action pouvant mener à des somatisations - si le rat est dans une passivité contrainte, qu’il ne peut pas fuir le danger, en l’occurrence des chocs électriques, il meurt de stress. Dans le cadre de cette pandémie, je milite pour que nous ne soyons pas impuissants. J’ai notamment réalisé des contributions sur le site de mon éditeur, Odile Jacob (voir section « Idées pour aujourd’hui et pour demain »). Parmi celles-ci, nous avons développé, avec l’urgentiste Hughes Lefort, la notion de Citoyens experts pour sortir de ce sentiment d’impuissance. Ré-agir. Sans rentrer dans les détails, que vous trouverez en ligne, si chaque individu est un acteur contre la pandémie (via, par exemple, les gestes barrières), c’est un levier de force considérable. Il ne faut donc pas nous regarder comme des gens impuissants, mais comme des acteurs de la sauvegarde de tout le monde. C’est une piste essentielle pour sortir d’une situation de passivité à laquelle on nous a contraints. Plus largement, n’oublions pas que les changements de société les plus importants sont provoqués par des crises. La crise est un processus dynamique. Elle mobilise toutes les composantes de la société pour inventer des réponses qui n’existaient pas avant.


« Comment se fait-il qu’une personne guérisse et qu’une autre pas ? Comment se fait-il que l’une survive vingt ans à un cancer alors que l’autre est emportée en quelques mois ? Quel est cet élan coordinateur qui rassemble les ressources de notre organisme pour que s’opère la guérison ? C’est tout l’objet de ce livre : explorer le pouvoir de l’esprit sur le corps. Les expériences du passé, les guérisons miraculeuses et l’éclairage des découvertes les plus récentes permettent de mieux comprendre le rôle des puissants facteurs psychiques qui peuvent agir sur le corps. Une plongée passionnante, guidée par un médecin psychiatre, au cœur des phénomènes étranges de guérison. Un plaidoyer pour une médecine plus ouverte qui prenne en compte cette dimension inexplorée de la guérison : la force vitale de l’être humain. Patrick Clervoy est médecin psychiatre, professeur agrégé du Val-de-Grâce. Il fut engagé sur plusieurs théâtres d’opérations militaires importants. Il est l’auteur d’ouvrages sur les phénomènes de traumatisme psychique et de mécanismes inconscients de violences collectives. »

Lophophore resplendissant...


Au Népal, au col de Gosainkunda dans l'Himalaya, Delphine rencontre un lophophore resplendissant, l'oiseau baptisé « Danphé », qui représente l’emblème national du Népal…

Livre de Delphine Larpin « Un trèfle à l’autre bout du monde » - page 285



jeudi 24 novembre 2016

lundi 14 novembre 2016

Nietzsche, écrivait : « Les idées qui mènent le monde arrivent sur des pattes de colombe... »...


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