Le capitalisme contemporain s’est mué en une société livrée au pire : pillage, extorsion, prédation — un système tout entier voué à l’enrichissement d’une infime minorité, au détriment du plus grand nombre. Il érige l’exploitation en principe, emploie des milliers, parfois des millions d’esclaves modernes dont il absorbe la valeur du travail pour nourrir sa propre voracité. Il se dresse en architecte de destructions massives, laissant derrière lui un monde exsangue, dévasté, livré à la désolation.
Tel un prédateur repu, il assimile sans relâche les petites et moyennes entreprises, exploitent les travailleurs indépendants, siphonne chaque parcelle de leur vitalité économique, puis les rejette, coquilles vides, lorsqu’il n’y reste plus trace d’utilité ni de profit.
Le capitalisme d’aujourd’hui n’a plus rien d’une entreprise créatrice de richesses ; il relève du pur banditisme, d’une mécanique mafieuse dont la tête agit comme un chef de bande régnant sur un empire de truands. Leur dessein ? S’approprier la richesse produite par d’autres, sous couvert du droit qu’ils corrompent à leur convenance — ou, à défaut, par la force brute lorsque le droit ne suffit pas à leurs desseins.
Ce système se moque de l’économie réelle, de la création authentique, du bien-être collectif. Son unique objectif demeure la captation intégrale de la richesse — qu’elle provienne des petites entreprises, des professions libérales, des travailleurs indépendants ou même des impôts arrachés aux contribuables avec la complicité des dirigeants des pays. Il n’aspire ni à l’équilibre ni à la prospérité du marché : il joue sur un autre terrain, celui du grand banditisme institutionnalisé, où le racket généralisé se substitue à la concurrence et où l’avidité règne en principe suprême.
Si mes mots vous paraissent excessifs, regardez simplement autour de vous. Observez les multinationales, écoutez les milliardaires : percevez dans leurs gestes et leurs discours le mépris qu’ils nourrissent envers ceux qui travaillent, ceux qui créent réellement la richesse. Pour eux, nous ne sommes rien. Pour eux, nous ne sommes qu’une vermine à exploiter ou à éliminer, un simple obstacle, sans valeur ni dignité.
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